Débuter sa généalogie

Vous débutez en généalogie ou vos recherches sont bloquées et vous ne savez pas comment résoudre la difficulté ? Ce tutoriel vous présente les sources principales utiles pour faire ses recherches généalogiques et vous donne des conseils de recherche.

Et si, malgré tout, il vous reste des questions, n'hésitez pas à consulter notre FAQ sur la généalogie.

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Pour débuter...

Faire sa généalogie peut s’apparenter à une enquête policière : la recherche commence à partir des éléments connus en remontant progressivement dans le temps de préférence branche après branche. Si dans certains cas, lorsque la famille a peu bougé, les recherches peuvent être relativement faciles, dans d’autres cas, les recherches peuvent s’avérer beaucoup plus longues. Dans ce dernier cas, il ne faut pas hésiter à relire les documents déjà trouvés pour voir s’il n’y aurait pas un indice permettant de relancer les recherches dans une autre direction.

Au cours des recherches, il est nécessaire de noter les détails que vous trouvez en indiquant la source de façon précise. Par ailleurs, lorsque la recherche est infructueuse, il est intéressant d’indiquer dans un journal de recherche les documents consultés pour éviter de refaire les mêmes recherches ultérieurement.

Avant de se lancer dans la consultation des Archives, il convient de rassembler un maximum d’informations soit en dépouillant les papiers de famille (livret de famille, livret militaire, actes notariés, extraits d’actes d’état civil…), soit en consultant les photographies de famille (les informations, qu’il s’agisse de noms ou de dates, qui figurent au dos peuvent s’avérer précieuses).

En l’absence de papiers de famille ou pour compléter les informations qui y figurent, vous pouvez interroger vos proches (parents, grands-parents, oncles ou tantes…) pour obtenir des informations sur les lieux et dates (même approximatives) de naissance, de mariage et de décès de leurs propres parents et grands-parents, sur les endroits où ils ont vécu ou sur le lieu de leur inhumation. Une visite au cimetière pour retrouver un caveau de famille est très souvent source d’informations.

Ceci vous permet de tracer une première piste et de définir le lieu de votre première recherche de documents.

En effet, il n’existe aucun fichier départemental ou national permettant de faire une recherche par individu. Il est nécessaire de connaître la ou les communes où ont vécu vos ancêtres pour commencer vos recherches.

Les premières recherches s’effectuent dans les registres d’état civil qui permettent de créer votre arbre en retrouvant les noms ainsi que les dates et lieu de naissance, mariage ou décès de vos ancêtres (directs ou collatéraux). Toutefois, d’autres sources existent soit pour trouver des informations complémentaires sur la vie de vos ancêtres, soit pour relancer des recherches qui sont bloquées.

Les registres d’état civil

Créés en septembre 1792, les registres d’état civil sont tenus en deux exemplaires, l’un conservé à la mairie dit registre de la série communale, l’autre, dit registre de la série du greffe, envoyé en fin d’année par le maire au tribunal dans le ressort duquel se situe sa commune. Les greffes des tribunaux versent aux Archives départementales les registres d’état civil clos depuis de plus de 75 ans. Les communes peuvent déposer aux Archives départementales les registres d’état civil clos depuis plus de 150 ans. A partir de la fin du XIXe siècle, les dates et lieux de certains évènements sont rajoutés en marge des actes de naissance notamment.

Date à partir de laquelle les mentions sont apposées en marge des actes de naissances :

  • 1897 : mention des références d’un acte de légitimation d’un enfant illégitime
  • 1897 : mention de la date et du lieu du mariage
  • 1917 : mention des références du jugement prononçant l’adoption par la nation
  • 1932 : mention des références du jugement de divorce (mention figurant également en marge de l’acte de mariage depuis 1886)
  • 1945 : mention de la date et du lieu du décès
  • 1945 : mention de la décision administrative par laquelle une personne est déclarée morte pour la France
  • 1966 : mention des références d’un acte prononçant une adoption simple              

Selon les périodes ou selon les communes, vous trouverez un registre par type d’actes ou un registre regroupant les trois types d’actes.

Nous avons fait le choix de mettre en ligne les registres de la collection communale plus complète au XXe siècle en raison de l’arrêt de l’apposition des mentions marginales dans les registres de la série du greffe. Toutefois, en cas de lacune dans la série des registres de la série communale, le registre correspondant de la série du greffe a été numérisé et mis en ligne. Sont consultables sur notre site les registres clos depuis plus de 100 ans. Dans la plupart des communes du département, les registres sont reliés par décennie (par exemple, 1803-1812, 1853-1862). La mise en ligne s’effectue donc une fois tous les dix ans. 

Les registres d’état civil de la commune de Toulouse ne sont pas consultables sur notre site, mais sur celui des Archives municipales de Toulouse.

Pour retrouver un acte d’état civil, il est nécessaire de connaître la commune où l’acte a été enregistré et au moins la date approximative de l’acte.

Si vous connaissez la date exacte de l’acte que vous recherchez, vous consulterez directement les registres d’état civil. En revanche, si vous ne connaissez que la date approximative, il faut dans un premier temps consulter les tables décennales.

Les tables décennales sont des listes alphabétiques ou semi-alphabétiques, établies tous les 10 ans (d'où leur nom) depuis 1792. Il existe une table par type d’actes (naissances, mariages, décès). Y sont indiqués les noms et prénoms des individus nés, mariés et décédés dans la commune concernée, suivis de la date de l'acte.

Une fois connue la date exacte de l’acte que vous recherchez, vous consulterez le registre concerné.

Le saviez-vous ? 
Nous donnons la possibilité aux internautes de placer des signets sur les premières pages des registres, créant ainsi une table des matières vous permettant d’accéder directement à l’année et / ou au type d’actes qui vous intéressent. Pour vérifier si un internaute a créé une table des matières sur le registre que vous consultez, il suffit de cliquer sur l’onglet "sommaire" en haut à droite du visualiseur. Pour en savoir plus sur l’apposition de signets, voir la page consacrée à l’indexation collaborative.

Dans un acte de décès, vous trouverez la date de naissance ou l'âge, le métier, parfois le lieu de naissance, le nom des parents ou du conjoint, le nom des déclarants parfois apparentés aux défunts. Lorsque seul l’âge est mentionné, il faut savoir qu’il s’agit le plus souvent d’un âge approximatif. L’âge réel de la personne peut varier jusqu’à 10 ans par rapport à l’âge indiqué. Il ne faut donc pas hésiter, lorsque l’on recherche l’acte de naissance d’une personne à partir de son âge à son décès, à élargir la recherche sur plusieurs années. Par ailleurs, l’officier d’état civil ne vérifie pas les informations transmises par les déclarants. Il peut donc y avoir des erreurs sur les dates et lieux de naissances du défunt, les noms de ses parents.

Dans un acte de mariage, vous trouverez les dates et lieux de résidence de chacun des mariés, leur métier, les noms, métiers et parfois lieux de naissance ou les dates et lieux de décès de leurs parents, les noms et liens de parenté d'autres membres de la famille appelés comme témoins. En cas de veuvage de l’un des futurs, le nom du premier conjoint accompagné de ses date et lieu de décès est également mentionné. A partir du milieu du XIXe siècle, est également indiqué si les futurs ont passé un contrat de mariage.

L’acte de mariage est l’acte le plus complet. Il permet de remonter avec certitude à la génération précédente et d’éviter de partir dans une mauvaise direction en relevant les informations figurant dans l’acte de naissance d’un homonyme. Il donne aussi des informations sur d’autres membres de la famille.

L’acte de naissance indique les noms, métiers et lieux de résidence des parents, parfois leur âge. La naissance est le plus souvent déclarée par le père accompagné de témoins qui peuvent lui être apparentés.

D’acte en acte, vous remonterez le temps jusqu’à 1792. Vous continuerez alors vos recherches dans les registres paroissiaux

Les registres paroissiaux

Ces registres, créés par l’ordonnance de Villers-Cotterêts en 1539, sont tenus par les curés en deux exemplaires, l’un conservé par le curé et transmis au maire lors de la création de l’état civil, l’autre envoyé au greffe du tribunal royal dans le ressort duquel se situe la paroisse. Les deux collections, aussi bien la série communale que la série du greffe, remontent très rarement jusqu’en 1539. Elles sont généralement complètes pour la période 1737-1792, mais présentent des lacunes plus ou moins importantes, voire ont complètement disparu pour les périodes précédentes.

Les deux collections n’étant pas complètement identiques, nous avons mis en ligne les registres de la série communale et de la série du greffe.

Du fait de l’absence des tables décennales ou de leur équivalent, la recherche dans les registres paroissiaux est plus longue que dans ceux du XIXe siècle. Il existe parfois des tables annuelles ou des tables recensant les actes passés sur une période plus ou moins longue mais cela reste rare. Il est donc nécessaire de dépouiller l’ensemble des registres d’une commune pour retrouver tous les actes concernant une famille.

Les registres étant tenus par les curés qui enregistrent des sacrements (baptême, mariage ou sépulture), on ne trouvera dans ces registres que les actes concernant des personnes catholiques. Il faut noter que pour certaines communes, sont conservés des registres protestants.

L’acte de sépulture indique le nom du défunt, parfois son âge. Pour les enfants morts en bas âge, le nom des parents est en général indiqué. Si le nom du mari est assez régulièrement indiqué dans l’acte de sépulture d’une femme, le nom de son éventuelle épouse n’est pas toujours mentionné dans l’acte de décès d’un homme. Dans ce cas, il est nécessaire de vérifier avec les autres actes concernant des collatéraux si les informations y figurant (père vivant ou décédé lors du mariage des enfants, époux décédé avant ou après son épouse…) permettent de déterminer la période de décès d’un homme et de choisir entre plusieurs actes de sépulture concernant des homonymes. En cas de doute, il peut être intéressant de signaler le fait dans les notes de recherche au cas où des informations figurant dans des actes trouvés lors de recherches ultérieures iraient à l’encontre des renseignements figurant dans certains actes.

L’acte de mariage comprend le nom des futurs, parfois leur profession, leur âge approximatif. Le nom des parents n’est pas systématiquement indiqué. Cette information ne figure que rarement en cas de veuvage. Dans ce cas, seul le nom du précédent conjoint est indiqué. Il faudra retrouver l’acte du premier mariage pour obtenir le nom des parents du veuf ou de la veuve. A la fin de l’acte figurent les noms des témoins avec parfois leur lien de parenté avec les futurs. Lorsque le nom des parents n’est pas indiqué, il devient difficile voire impossible de retrouver l’acte de baptême des futurs époux. En effet, dans un même village, il est fréquent que plusieurs personnes, apparentées ou non, portent le même nom et le même prénom. Toutefois, dans le Midi de la France, le recours à un notaire pour établir un contrat de mariage (où le nom des parents sera indiqué) est quasiment systématique. Une recherche dans les minutes notariales relancera donc la recherche.

L’acte de baptême indique le nom des parents, parfois leur profession, rarement leur âge, et le nom des parrain et marraine qui peuvent être apparentés à l’enfant.

La consultation des registres paroissiaux et d’état civil permet d’établir le cadre en établissant la liste de vos ancêtres et des repères chronologiques. Vous pouvez toutefois continuer la recherche au moyen d’autres sources qui soit donnent des informations complémentaires sur votre famille, soit vont relancer une recherche bloquée.

Les listes nominatives de recensement

Ces états nominatifs sont dressés systématiquement tous les 5 ans à partir de 1836 et ce jusqu’en 1936. Selon les années, y figurent les informations suivantes : nom, prénoms, âge ou année de naissance, commune de naissance, profession, adresse, nationalité, position dans le ménage, religion, infirmité et maladies.

Avant 1945, les listes nominatives de recensement étaient établies en deux exemplaires, l’un pour la commune, l’autre pour la préfecture. Toutefois, la préfecture n’était pas tenue de conserver son exemplaire. L’exemplaire de la commune ayant parfois disparu, cela explique que la collection conservée aux Archives départementales ne soit pas complète en particulier pour la période antérieure à 1896.

A partir de 1945, le second exemplaire n’est plus obligatoire si bien que la collection transmise aux Archives départementales est incomplète.

Sont en ligne sur notre site les listes nominatives de 1836 à 1936. Ont été mis en ligne les exemplaires conservés par les communes, complétés, en cas de lacunes, par l’exemplaire de la préfecture.

Le saviez-vous ?
Les Archives départementales proposent d’indexer les listes nominatives de recensement jusqu’en 1911. Si le registre qui vous intéresse a été indexé, vous pouvez utiliser l’onglet « recherche » pour vérifier si le nom qui vous intéresse y figure. Pour en savoir plus, consulter la page consacrée à l’indexation collaborative.

Les listes nominatives vous permettent de connaître la composition de la famille à un moment donné, de retrouver des informations concernant l’année et le lieu de naissance d’un ancêtre, de resserrer la période où a pu avoir lieu un mariage ou un décès…

Les registres matricules

Les registres matricules sont tenus à partir de 1867. Chaque homme qu’il soit valide ou pas, est recensé l’année de son vingtième anniversaire au chef-lieu de l’arrondissement militaire où se situe sa commune de résidence. En Haute-Garonne, il existe deux arrondissements : Saint-Gaudens et Toulouse. Il faut toutefois savoir qu’en Haute-Garonne, les jeunes gens exemptés, s’ils sont bien recensés et notés dans la table des registres, n’ont pas de feuillets matricules. Dans la table, leur numéro matricule est remplacé par la mention Ex. suivie du nom du canton où ils vivaient et du numéro qui leur a été attribué dans les listes cantonales.

Les registres matricules jusqu’à la classe 1921, c’est-à-dire pour les soldats nés jusqu’en 1901, sont consultables sur notre site internet. A l’occasion du centenaire de la guerre de 1914-1918, l’ensemble des registres matricules des classes 1867-1921 a fait l’objet d’une indexation permettant de retrouver un soldat à partir de son nom et de son prénom.

Outre les renseignements sur la vie militaire qu’ils contiennent, les registres matricules peuvent également relancer une recherche arrêtée : si on sait qu’un jeune homme est né en Haute-Garonne, une recherche dans les registres matricules permettra de retrouver la date et la commune de sa naissance. De même, est indiqué dans les registres matricules l’ensemble des résidences du soldat durant toute la période où il est mobilisable.

Le saviez-vous ? 
A l’occasion du centenaire de la Première Guerre mondiale, le ministère de la Culture a créé le site internet grand mémorial recensant des ressources permettant de retracer l’histoire d’un poilu. Sur ce site ont notamment été regroupées les indexations de registres matricules conservés par un certain nombre de services d’archives. Si on ne connaît pas le lieu de naissance d’un soldat ayant fait la Première Guerre mondiale, une recherche dans cet index national peut permettre de le retrouver.

Pour en savoir plus sur les sources permettant de retracer le parcours d’un poilu, voir la fiche d’aide à la recherche disponible sur notre site internet.

Les archives notariales

Les minutes notariales sont une source particulièrement importante dans l’histoire des familles. En effet, elles peuvent soit compléter les informations contenues dans les registres paroissiaux ou d’état civil, soit éventuellement combler une lacune dans ces mêmes registres.

Dans les contrats de mariage, on peut trouver des renseignements sur la filiation des époux, qui n’est parfois pas indiquée dans les registres paroissiaux, et sur la situation financière de la famille. En Haute-Garonne, comme dans toutes les régions où le droit écrit prévaut, le contrat de mariage est quasiment systématique même lorsque les époux ont peu ou pas de biens.

Un testament ou acte de partage établi après le décès d’une personne donnera la liste des héritiers du défunt.

L’inventaire après décès, rédigé comme son nom l’indique après le décès d’une personne, recense tous les biens meubles et immeubles de cette personne.

Outre ces actes qui donnent des informations d’ordre généalogique, d’autres actes permettent d’améliorer la connaissance de vos ancêtres : contrat de vente, quittance, donation…

Pour retrouver un acte notarié, il est nécessaire de connaître, outre le nom des parties, le nom du notaire, sa résidence et la date de l’acte. En l’absence de l’un de ces renseignements, on pourra consulter soit les répertoires établis par le notaire ou les notaires susceptibles d’avoir enregistré l’acte, soit l’intégralité des minutes de ces notaires. Si la recherche peut être relativement rapide dans une petite commune, la recherche dans tous les répertoires ou tous les registres de tous les notaires ayant exercé à la même période dans une grande ville peut être fastidieuse. On pourra alors consulter soit les registres du contrôle des actes (pour la période 1693-1790), soit les registres de l’enregistrement (après 1790).

Le saviez-vous ?
Les documents par lesquels les parents absents autorisent leur enfant mineur à se marier sont des actes en brevets que les notaires ne sont pas tenus de conserver.

Pour en savoir plus sur les notaires, consulter l’introduction de l’état des fonds des notaires.

Pour savoir si les minutes d’un notaire donné sont conservées aux Archives départementales, consulter l’état des fonds de notaires ayant exercé en Haute-Garonne avant 1942

 

Le contrôle des actes et l’enregistrement

Le contrôle des actes, mis en place en 1693, est un moyen d’éviter les fraudes lors de la passation des actes, mais a aussi un but fiscal. Les notaires disposent d’un délai de 15 jours pour faire enregistrer, dans le bureau dans le ressort duquel se trouve leur résidence, les actes passés devant eux. Les actes prenant effet après le décès de leurs auteurs (testaments, donations à cause de mort…) sont enregistrés après le décès de l’intéressé.

A partir de 1703, un certain nombre d’actes sont soumis à l’insinuation (legs par testament, renonciations à succession, arrêt ou jugement qui aura déclaré les exhérédations, donations, dons mutuels ou substitutions nulles, lettres d’anoblissement, mutation de propriété à titre onéreux de biens immeubles, donations de biens meubles ou immeubles, substitutions…).

A partir du milieu du XVIIIe siècle, les officiers du contrôle des actes mettent en place des tables pour certains types d’actes.

Les registres du contrôle des actes sont consultables sur notre site internet 

Le contrôle des actes est remplacé par l’enregistrement en 1790-1791. Doivent être enregistrés les actes passés devant notaire (actes civils publics), les actes sous seings privés, les déclarations de succession, les actes judiciaires, et à partir de 1871, les baux d’immeubles. Les tables tenues par les officiers du contrôle des actes sont continuées par les officiers de l’enregistrement jusqu’à une première réforme en 1824 qui décide de la fusion de certaines tables. Une seconde réforme, en 1865, supprime toutes les tables sauf celles permettant de retrouver les déclarations de succession. Elles sont alors remplacées par le répertoire général des enregistrements et des déclarations pour servir à la recherche des droits celés.

Les tables et répertoires de l’enregistrement sont consultables sur notre site internet.

Ces registres et ces tables peuvent permettre de retrouver une minute dont on ignore la date exacte en l’absence de répertoire du notaire mais aussi de recenser toutes les minutes concernant une famille. On pourra ainsi vérifier l’existence d’un contrat de mariage et obtenir sa date, le nom du notaire devant lequel il a été passé et sa résidence.

Dans le cadre de recherches généalogiques à partir du XIXe siècle, il faut noter que les tables des décès ou tables des successions et absences sont particulièrement utiles. En effet, elles ne servent pas seulement de clef d’accès aux déclarations de succession, mais recensent tous les décès survenus dans le ressort du bureau. Cela permet de retrouver la date de décès d’une personne dont on ignore le lieu exact du décès, sans avoir besoin de consulter les tables décennales de plusieurs communes.

De même, les déclarations de succession peuvent permettre de relancer une recherche qui paraît devoir s’arrêter faute de renseignements : outre des informations sur le patrimoine du défunt et le nom de ses héritiers, les déclarations mentionnent parfois la date et le lieu de naissance du défunt, la date de son contrat de mariage ou d’autres actes notariés qu’il peut être intéressant de consulter.

Pour en savoir plus sur les recherches dans l’enregistrement, consulter la fiche « Comment effectuer des recherches dans l’enregistrement ? » (pdf)

Le saviez-vous ?
Si vous ne savez pas dans quel bureau du contrôle des actes ou de l’enregistrement, un notaire fait enregistrer les actes qu’il passe, vous pouvez consulter l’état des fonds des notaires. Cette information fait partie des éléments de présentation des différentes études.

Pour aller plus loin…

Les Archives départementales conservent de nombreux dossiers où vos ancêtres peuvent apparaître. Toutefois, les archives n’étant pas classées par nom de personnes, de lieux ou par matière comme dans un centre de documentation, il n’est pas possible de faire remonter toutes les informations concernant une personne ou une famille en interrogeant la base de données disponible en salle de lecture ou sur internet.

En fonction des informations trouvées au cours de vos recherches, vous pourrez être amenés à consulter les dossiers de différentes administrations. Que votre ancêtre soit un enfant abandonné, un enseignant, un étudiant, un soldat de 14-18, un réfugié espagnol..., vous êtes susceptibles de trouver des informations aux Archives. Les Archives départementales mettent à votre disposition des fiches d’aide à la recherche vous expliquant comment mener un certain nombre de recherches et des guides d’aide à la recherche ou des guides des sources

Les Archives départementales vous proposent également des ateliers d’aide à la recherche.

Et si vous utilisiez la bibliothèque des Archives ?

Vous ne trouverez sans doute pas dans la bibliothèque des Archives départementales d’ouvrages sur votre famille, mais les nombreux ouvrages qui y sont conservés peuvent vous aider dans vos recherches : guides méthodologiques expliquant comment commencer sa généalogie ou comment rechercher des ancêtres étrangers par exemple, relevés ou publications des associations généalogiques implantées dans le département, ouvrages sur des évènements ou une catégorie socio-professionnelle vous permettant de mieux comprendre le quotidien de vos ancêtres...

Les ouvrages de la bibliothèque des Archives ne sont communicables qu’en salle de lecture. Une partie du catalogue est consultable en ligne

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