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Arbres de la liberté en Haute-Garonne

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Niveaux

Ecoles de Poucharramet
L'église et l'orme de Benque-Dessous-et-Dessus (vallée d'Oueil près de Luchon) entre 1905 et 1918. L'orme a été inscrit sur la liste des sites naturels classés le 16 juin 1931. ADHG 26 FI Pyrénées 199.
  • Cours moyens : La Révolution française et le XIXe siècle - L'installation de la démocratie et de la République.
  • Collège 4e : Révolution et l’Empire - Les temps forts de la Révolution.
  • Lycée 2nde : la Révolution française - Un nouvel univers politique.

Pistes possibles d'exploitation

  • Inventorier et analyser les symboles de la Révolution, la déclaration des droits de l’homme, le bonnet rouge, le buste de Marianne, le drapeau et la cocarde tricolores, l’hymne national et les arbres de la liberté, afin de voir l’importance qui leur est accordée à ce moment-là.
  • Rechercher la date d'officialisation de certains de ces symboles comme représentant la France ou la République (le drapeau, l'hymne, la fête nationale, le buste de Marianne notamment) et qui s'affirment définitivement sous la IIIe République (il a fallu plusieurs décennies pour que ces symboles finissent par être admis par une majorité de la population).

Documents d'archives

  • Lettre (anonyme) adressée au comte de Vaillac relatant la plantation de l’arbre de la liberté à Toulouse, 19 juin 1792. ADHG, 49 J 44.
  • Plantation d’un arbre de la liberté à Puymaurin, arrondissement de Saint-Gaudens, 2 pluviôse an VII (22 janvier 1799). ADHG, 1 L 352, pièce 71.
  • Procès-verbal constatant la coupe d’un arbre de la liberté, 12 vendémiaire an VIII (4 octobre 1799). ADHG, 4 U 2/64.
  • Exécution capitale d’un homme ayant coupé un arbre de la liberté, 23 germinal an II (12 avril 1794). ADHG, 8 L 204 U 88.
  • Photo de l’orme de Benque-Dessous-et-Dessus inscrit aux sites historiques en 1929-1931. ADHG, 26 Fi Pyr 199.
  • Inscription de l’orme sur la liste des sites et monuments naturels classés le 16 juin 1931. ADHG, 2 E 4104.

L’une des concrétisations spectaculaires de la Révolution française au cœur des campagnes fut la plantation des « arbres de la liberté », laquelle s’appuyait sur une lointaine coutume consistant à planter un « arbre de mai » pour fêter l’arrivée du printemps. Le premier exemple connu d’une telle pratique aux accents patriotiques eut lieu en 1790 dans le village de Saint-Gaudent, dans le département de la Vienne. Par extension, la plantation d’arbres de la liberté va connaître un succès considérable ; non seulement on en plante au plus fort des événements révolutionnaires, mais cette pratique se prolonge pendant l’Empire napoléonien ; elle ne concerne pas seulement la France, mais également les autres pays d’Europe sous influence ou contrôle français. Une telle plantation était une sérieuse affaire et s’en prendre à un arbre de la liberté était assimilé à un geste contre-révolutionnaire passible de la peine de mort.

Si de nombreux arbres de la liberté ont été coupés pendant la Restauration, certains existent encore, témoignage végétal vivant d’une période particulièrement mouvementée. En Haute-Garonne subsistent de telles traces, comme par exemple l’orme de Benque-Dessous-et-Dessus, classé en 1931.

En Haute-Garonne : quelques textes concernant les arbres de la liberté


Plantation d’un arbre de la liberté à Toulouse le 19 juin 1792. (ADHG, 49 J 44)

Lettre anonyme adressée au comte de Vaillac relatant la plantation de l'arbre de la liberté à Toulouse, 19 juin 1792. ADHG, 49 J 44
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Lettre anonyme adressée au comte de Vaillac relatant la plantation de l'arbre de la liberté à Toulouse, 19 juin 1792. ADHG, 49 J 44
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Cette lettre anonyme adressée au comte de Vaillac évoque la solennité de la procession du cortège (l’arbre à planter était escorté par un détachement de la garde nationale) à travers les rues de la ville ; sa plantation a fait l’objet d’une cérémonie officielle.

Plantation d'un arbre de la liberté à Puymaurin, 2 pluviôse an VII (22 janvier 1799). (ADHG, 1 L 352)

Plantation d'un arbre de la liberté à Puymaurin, arrondissement de Saint-Gaudens, 2 pluviôse an VII (22 janvier 1799). ADHG, 1 L 352, pièce 71.
 

Ce procès-verbal de plantation, écrit dans le style grandiloquent de la période révolutionnaire, nous informe à la fois de la plantation solennelle (avec escorte de la garde nationale, musique…), le matin, d’un nouvel arbre de la liberté à Puymaurin - en remplacement d’un premier arbre qui avait dépéri - et de la commémoration au chef-lieu du département (Toulouse) de l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI (présentée comme la « juste punition du dernier tyran »), cérémonie à laquelle il est indiqué que le conseil municipal de Puymaurin allait assister.
À noter que la devise républicaine d’alors est seulement « Liberté, Egalité » ; le terme « Fraternité » ne sera ajouté qu’en 1848, sous la Seconde République.


Procès-verbal constatant la coupe d'un arbre de la liberté, 12 vendémiaire an VIII (4 octobre 1799). (ADHG, 4 U 2/64)

Procés-verbal constatant la coupe d'un arbre de la liberté, 12 vendémiaire an VIII (4 octobre 1799), ADHG, 4 U 2/64
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Procés-verbal constatant la coupe d'un arbre de la liberté, 12 vendémiaire an VIII (4 octobre 1799), ADHG, 4 U 2/64
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Ce procès-verbal nous informe que les actes d’hostilité contre-révolutionnaire perduraient : la ou les personnes coupables (et restées anonymes) pouvaient s’en prendre à un symbole de la Révolution. C’est surtout pendant la Restauration que furent abattus des arbres de la liberté.

Exécution capitale à Toulouse le 23 germinal an II (12 avril 1794). (ADHG, 8 L 204 U 88)


Procès verbal relatant la condamnation à mort d'un meunier inculpé d'avoir coupé l'arbre de la liberté du Mas-Grenier. Vue 1 sur 2
 
Procès verbal relatant la condamnation à mort d'un meunier inculpé d'avoir coupé l'arbre de la liberté du Mas-Grenier. Vue 2 sur 2
   
Projet d'une construction dans la commune de Poucharramet destinée à servir de halle, de maison d'école et de mairie, 26 juin 1841. Cette école accueillera des enfants jusqu'en 1890. ADHG 2 O 1066. Vue 3 sur 3

Procès verbal laconique et formaliste relatant la condamnation à mort et l’exécution par guillotine d’un certain Jean Capmartin, meunier, pour avoir coupé l’arbre de la liberté du Mas-Grenier (commune aujourd’hui située dans le département du Tarn-et-Garonne, mais qui appartenait à l’époque à la Haute-Garonne). La guillotine était dressée place Porte-Neuve à Toulouse, qui correspond aujourd’hui au bout de la rue du Rempart Saint-Etienne près des boulevards.


Un témoin : l’orme de Benque-Dessous-et-Dessus. (ADHG, 2 E 4104)

Inscription de l'orme sur la liste des sites et monuments naturels classés, le 16 juin 1931. ADHG, 2 E 4104. Vue 1 sur 2
 
Inscription de l'orme sur la liste des sites et monuments naturels classés, le 16 juin 1931. ADHG, 2 E 4104. Vue 2 sur 2

Il est des arbres qui témoignent de l’époque, à l’instar de cet orme inscrit sur la liste des sites et monuments naturels classés, le 16 juin 1931, aujourd’hui disparu.


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