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Justice de la temporalité de l'abbaye de Bonnefont

En se promenant dans les collines du côté de Proupiary, au détour d'un chemin vous passerez devant une grande porte fortifiée qui garde l'entrée d'un champ : un gisant désinvolte au milieu de l'herbe grasse, deux colonnes dressées vers le ciel. Autour du gisant il y avait une église et ces colonnes soutenaient jadis les voûtes de la salle capitulaire où s'assemblaient les religieux. Ce sont là les ruines romantiques de l'abbaye cistercienne de Bonnefont qui fut le poumon de ces campagnes durant plusieurs siècles.
Après un long déclin amorcé dés le XVIe siècle, il reste encore à l'abbaye au moment de la Révolution de nombreux droits de justice qu'elle exerce sur les communautés alentour.
Pensez que là où vous vous tenez, devant la grande porterie, les habitants de Castillon venaient recevoir la justice des mains du juge de la temporalité de l'abbaye. Pour Arnaud-Guilhem, Sepx, Auzas, Lestelle Montaud, Proupiary, Saint-Médard, il se déplaçait régler les conflits qui émaillaient le quotidien villageois : partager un héritage, punir celui qui a frappé, volé, injurié... Mais aussi valider de son autorité les élections des consuls des communautés, nommer des tuteurs à qui en avaient besoin, ou encore écouter les filles-mères et les veuves faire l'aveu de leur grossesse.
Ce sont les documents témoignant de cette histoire qui sont inventoriés ici.


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Cet inventaire concerne les thématiques suivantes :
Justice


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